En route pour Cannes 2015 !

Comme chaque année, voici le festival de Cannes qui se profile à l’horizon et comme chaque année, je suis au rendez-vous ! Ça va être l’occasion de réactiver ce blog que j’ai mis en sommeil quelques mois le temps de me consacrer à deux ou trois autres projets particulièrement chronophages.

Mad Max

Mad Max Fury Road, l’un des films les plus attendus cette année…

Au fait… Qu’est-ce qui rend tellement unique le festival de Cannes ? Plusieurs choses et d’abord sa programmation exceptionnelle : en comptant la sélection officielle, les sections parallèles et les copies restaurées de Cannes Classics, il y a suffisamment de matière pour quatre ou cinq festivals ordinaires. Plus de 120 films probablement (je ne les ai pas comptés un à un). Une véritable orgie. Cannes, c’est aussi le seul endroit où, tout en étant extérieur au monde du cinéma, on peut percevoir son étrange unité (je vais éviter d’utiliser le terme galvaudé de « grande famille » même si ça me démange un peu).

Je m’explique: lorsque mon amie a passé le CAP de projectionniste, j’ai jeté un œil sur les fascicules du CNED qu’elle recevait par correspondance. Il y a une chose qui m’a frappé dans l’introduction du premier volume. L’auteur insistait sur le fait que le cinéma était une grande chaîne : il n’y a pas de films sans réalisateurs et sans acteurs, mais pas davantage sans directeur de la photo, sans caméramans, sans scripts ou sans producteurs, et ainsi de suite jusqu’au projectionniste qui est le dernier intervenant dans cette longue farandole. Jusqu’à ce dernier maillon y compris, tout peut casser, et dans ce cas, il n’y aura pas d’œuvre à admirer ou à détester, juste un écran noir et une salle mécontente. Sans la collaboration étroite entre tout ce petit monde, il n’y aurait pas de SPECTACLE.

« Spectacle » était écrit de cette manière, en majuscule, comme le nom d’une divinité païenne, comme un mot magique dans un grimoire… ou comme sur la devanture racoleuse d’un stand de foire. À Cannes, on est en plein SPECTACLE, la « chaîne » du cinéma vous entoure et vous encercle littéralement. Dans les files d’attentes interminables, on croise pêle-mêle des cinéphiles, des exploitants ou des attachés de presse, on parle de cinéma avec des inconnus dans la rue ou au restaurant, et bien sûr on n’appelle pas un film par son titre mais par le nom de son réalisateur comme s’il s’agissait d’un vieil ami (« Tu as vu le Sorrentino ? », etc). J’arrête là sinon je vais vraiment finir par vous faire le coup de la « grande famille » !

Puisque la cérémonie d’ouverture à lieu ce soir, le festival et la plupart des films projetés existent encore à l’état virtuel, sous forme d’images fixes, de photos de plateau ou bien d’affiches de film pour ceux qui en ont déjà une. En attendant mes futurs billets (que je vais bien galerer à écrire sur WordPress cette année car je n’ai que mon Ipad avec moi), Je vais conclure avec une petite sélection de mes affiches teasers préférées…

L'inévitable Mad Max Fury Road, qui s'annonce comme un déluge d'action

L’inévitable Mad Max Fury Road, qui s’annonce comme un déluge d’action

Mustang

Mustang, un « Bande de filles » turque. Image classique mais j’aime bien.

Le nouveau film

Le nouveau film d’Apichatpong Weerasethakul, palme d’or en 2010, relégué cette année en seconde division (la sélection Un Certain regard)

The Lobster, jolie affiche, pitch improbable : Le film est présenté en Compétition au Festival de Cannes 2015 Dans un futur proche… Toute personne célibataire est arrêtée, transférée à l’Hôtel et a 45 jours pour trouver l’âme soeur. Passé ce délai, il sera transformé en l'animal de son choix. Pour échapper à ce destin, un homme s'enfuit et rejoint dans les bois un groupe de résistants ; les Solitaires.

The Lobster, jolie affiche pour ce film au pitch improbable : « Dans un futur proche, toute personne célibataire est arrêtée, transférée à l’Hôtel et a 45 jours pour trouver l’âme sœur. Passé ce délai, elle sera transformée en l’animal de son choix. Pour échapper à ce destin, un homme s’enfuit et rejoint dans les bois un groupe de résistants : les Solitaires. »

Deux affiches reader pour le sulfureux Gaspar Noé. Je me suis contenté des deux images les plus "sage for work"

Deux affiches teaser pour le sulfureux Gaspar Noé, 2h30 de scènes d’amour en 3D. Je me suis contenté des deux images les plus « safe for work »

Mon Roi de Maïwenn. Je n'aime pas ses films maisons affiches ont de la gueule

Mon Roi de Maïwenn. Je n’aime pas ses films mais ses affiches ont de la gueule

 

Une affiche très graphique pour le nouveau film de Joachim Trier où Isabelle Huppert interprète une photographe célèbre...

Une affiche très graphique pour le nouveau film de Joachim Trier où Isabelle Huppert interprète une photographe célèbre…

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2 réponses à En route pour Cannes 2015 !

  1. Li-An dit :

    Évidemment, je me précipite pour trouver des images du Noé… La honte. Je n’ai vu aucun de ses films mais les commentaires et résumés m’ont toujours refroidi. The Lobster a l’air bien sympa mais la fin du pitch (résistance dans les bois) jette un coup de froid.

    Bon Cannes. L’année dernière, tu m’avais motivé pour l’excellent Combattants.

  2. Nicolas dit :

    Merci d’être encore là malgré un long silence de ma part. Si je peux à nouveau te faire découvrir un film qui te plaît je serai ravi !!

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