Cannes 2013 – The Last Days on Mars (Ruairi Robinson)

The-Last-Days-on-Mars-Poster-1Le dernier jour sur Mars de la mission Tantalus s’achève. La poignée de scientifiques envoyée sur la planète pour y rechercher des traces de vie s’apprête à rentrer bredouille sur Terre, lorsqu’un des membres de l’équipage découvre dans un échantillon la trace fossile d’une bactérie. Une fois sur le site, le sol s’effondre sous ses pieds…
Le réalisateur Ruairi Robinson est connu dans le milieu de la SF et de l’animation pour ses courts-métrages (comme Blinky). Son nom a également été un temps attaché au projet d’une adaptation live d’Akira. The Last Days on Mars, son premier long métrage, était présenté à la Quinzaine des Réalisateurs qui, après Le Congrès, n’est décidément pas avare en science-fiction cette année.

Parmi ses références et ses modèles, Robinson cite les classiques de la SF paranoïaque : Alien, La Nuit des Morts Vivants, L’Invasion des profanateurs de sépultures, ou encore The ThingThe Last Days on Mars est l’adaptation d’une nouvelle de Sydney Bounds publiée en 1975. C’est aussi, tout bonnement, un film de zombies dans l’espace. Comme le dit l’actrice Olivia Williams : « Nous aurions pu être dans un donjon ou dans un sous-marin, il s’agit de la planète Mars« .

Dans les films de genre, le cross-over peut-être un bon moyen de renouveler des codes usés et vieillissants. Il est d’autant plus dommage de voir Robinson se limiter à un cahier des charges dépourvu de surprises, où on retrouve les éléments récurrents des films de zombies (l’équipe de personnages aux tempérament tous différents qui vont disparaitre les uns après les autres, les premières attaques surprises, le siège, la fuite, la confrontation avec le proche devenu méconnaissable, le sacrifice final), tout cela saupoudré des ingrédients d’un bon thriller spatial (la rivalité entre scientifiques, le poids des combinaisons, la crainte de la dépressurisation, la fascination de l’espace…). Le script contenait pourtant en germe quelques éléments qui auraient pu être intéressants à exploiter, qu’il s’agisse des impressionnantes tempêtes martiennes comme celle qui ouvre le film, ou bien des crises d’angoisses dont est victime le personnage de Vincent (Liev Schreiber) suite à un accident dans une navette spatiale. Mais Robinson s’obstine à ignorer les perches qui lui sont tendues.

Même s’il n’apporte pas grand chose de neuf, The Last Days on Mars est un divertissement honnête, une série B solide, servie par d’excellents effets spéciaux et des acteurs convaincants (en particulier Olivia Williams, qui interprète un chercheur acariâtre et une femme forte à la Ripley, et Liev Schreiber, dans le rôle du héros torturé).

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Liev Schreiber dans The Last Days on Mars

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