Fonds de tiroir en attendant Angoulême…

Demain débute le festival d’Angoulême 2013, un bon prétexte pour déterrer quelques vieux trucs qui prennent la poussière : de tout-petit jusqu’à l’âge de 19 ans environ, j’ai beaucoup gribouillé, et notamment des bandes dessinées. Il y a quelque temps, j’ai mis la main chez mes parents sur un gros carton rempli d’au moins 150 ou 200 dessins. Quand j’ai arrêté de dessiner en arrivant à la fac, j’ai mis tout ça de côté avec l’intention de ne plus en entendre parler. En examinant cette production avec un regard d’adulte, je me dis que finalement c’était pas trop mal tout ça, et que si j’avais l’occasion de me croiser, enfant ou adolescent, je m’encouragerais probablement à continuer… Jetons un œil dans ce bazar – pour une fois, je vais faire un billet vraiment perso.

dessins

(Cliquer sur les images pour agrandir !)

metro

Je commence par cette planche parce qu’en générale elle fait sourire. C’était mon premier essai de carte à gratter et ça se voit un peu. La carte à gratter c’est la gravure sur bois du pauvre : on dessine en négatif en grattant une couche d’encre noire déposée sur un support en carton, ça fait beaucoup de poussière et c’est très laborieux. Je m’étais mis à cette technique parce que je trouvais mon dessin un peu trop mou. Malheureusement, c’est aussi comme ça qu’a débuté ma période « Tim Burton ». Aujourd’hui je déteste Tim Burton et ce style graphique me rebute un peu.

poissonrouge

Une autre carte à gratter – qui fait un peu moins « grattée » – J’ai fini par abandonner la carte à gratter lorsque la Canson – qui est la seule pas trop chère et facile à trouver – est devenue d’une qualité effroyablement médiocre. Il y a des auteurs de bande dessinée professionnels qui sont quasiment devenus fous lorsque leur support de prédilection a disparu ou a brusquement viré en qualité, par exemple Coyotte et le papier Schoellershammer (et ce n’est pas le seul).

larmeQuelque chose d’un peu différent, juste histoire de dire que je n’ai pas fait que de la carte à gratter. Je ne sais pas si le geste sur la troisième image est bien lisible mais j’ai toujours versé le Benco dans le lait de cette façon.

marsmarsCa, c’est beaucoup plus ancien, j’ai dû le dessiner aux environs de 16 ou 17 ans. Je me rappelle avoir cherché les mots en anglais dans un dictionnaire. Je ne suis pas sûr que la chute fonctionne super bien et il y a des aspects foireux dans le dessin. Par contre, j’étais content de certains petits détails, comme le lettrage qui est bien propre, ou le fait d’avoir incliné la 10e image, qui marche bien mieux comme ça.

etoilesEncore plus vieux, même si ça date aussi du lycée. J’ai fait ça pour une fille qui s’appelait Estelle. Je ne sais pas d’où m’est venu ce style un peu « comics », vu que j’en ai vraiment lu très peu. Il y a beaucoup de bulles. Je détestais dessiner des bulles, ce n’est pas très joli ces espèces de flaques blanches. Maintenant, quand je lis des bandes dessinées, je trouve que ça peut être un bon moyen de capturer et diriger l’œil du lecteur (en plus de la fonction première d’écrire des choses dedans), mais si on peut s’en passer c’est aussi bien à mon avis.

totoRetour à quelque chose de plus récent. Je me rappelle que j’avais l’intention de faire une série de strips avec ce personnage de petit garçon et divers éléments récurrents (les cubes, une petite fille, etc.). J’en ai fait quelques uns mais je me suis vite lassé. Dire qu’avec une poignée de personnages et quelques accessoires, un gars comme Charles Schulz a pondu presque 18.000 strips de Peanuts…

matters

Ha ! Revoilà une carte à gratter… On me demandait souvent ce que signifiait tel ou tel dessin bizarroïde, ce qui m’agaçait au plus au point ! (comme si c’était pas évident !) J’avais toujours réponse à tout : il y avait une signification très précise derrière les choses les plus obscures en apparence. Là, en l’occurrence, je suis vraiment incapable de me rappeler où je voulais en venir… Je suppose que ça veut dire que j’ai vieilli.

bulletin

Voilà un machin qui n’a pas grand intérêt mais qui est peinturluré sur mon dernier bulletin de notes de terminale, en mai 1998. J’aime bien les commentaires des profs : « ensemble catastrophique« , « désintérêt total« , « très décevant », « statu quo », « manifeste ouvertement son désintérêt pour le cours« . Conclusion du conseiller principal d’éducation : « Résultats inadmissibles« . J’aurais pu en dire autant à son sujet (et j’ai eu mon bac haut la main).

nsPour finir, voilà un truc fait alors que ma chérie de l’époque (elle se reconnaitra !) était partie très loin dans l’hémisphère sud, pour très longtemps. J’avais été malheureux cet été là ! (N et S sont les initiales de nos prénoms, en plus de désigner les points cardinaux). J’avais déjà plus ou moins arrêté le dessin à cette époque et je n’avais aucun matériel sous la main, du coup c’est bricolé avec du tipp-ex et un fond d’encre de chine, dont le mélange donne un très joli gris mais un blanc un peu trop pâteux.

Je vais m’arrêter là pour l’instant – ça commence à faire un peu ma vie, mon œuvre. Il me reste plein de bazar à trier, je ferai peut-être d’autres scans plus tard. Pour l’instant, je suis à la bourre. Il faut vraiment que je file prendre mon train pour Angoulême  !

petitchat

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